Ce gars-là aimerait bien s'offrir une équipe de football, se l'acheter quoi,
avec ses deniers personnels, quoi, que ses ancêtres ont gentiment amassés
des décennies durant, quoi!
Seulement, le foot, il a peur que ça lui fasse mal au portefeuille. Surtout l'arbitre de champ, cet homme qui court dans tous les sens aussi vite
que ses jambes le lui permettent, et qui, quand il se trouve là où il faut
ou pas, siffle ou pas une faute ou pas au risque de fausser ou pas le résultat
de la rencontre. Car, lui, l'arbitre, il est payé pour arbitrer, pas pour assumer les conséquences de son inconséquence. L'éponge, ce sont les financiers
qui la passent, tant qu'ils le peuvent. Après, ils revendent. S'il ne s'agissait
que de sport, il suffirait au perdant de sortir du pré la tête haute
et le crampon astiqué et de lâcher un laconique : «C'est la vie!», pour que ça fasse la rue Michel.
Mais bon…
pour la Champions League mouture 2010, par exemple, le vainqueur empochera 26,6 millions d'euros au total, sans les primes de résultat,
my taylor is rich!
Alors, comment admettre sans broncher
du pace maker que le chiffre d'affaires de son entreprise
yoyotte au gré
des coups désordonnés de sifflet d'un homme en noir qui ne l'est plus, d'ailleurs, en noir, dans un grand effort de réhabilitation? (Et c'est pas demain la veille que ça sera une femme!)
Le foot est un sport qui se pratique à deux équipes de onze et, à la fin,
c'est l'arbitre qui a raison.