C'était il y a quelque temps, quand?, ce gars ne sait pas vraiment. Du gin a coulé sous les ponts depuis. Ah, non, tiens, c'était ce matin. Ce gars-là s'en souvient maintenant. Juste avant de déjeuner avec sa princesse britannique. Bref!

Au Japon, c'est la catastrophe, l'horreur! Y'a une centrale nucléaire qui menace de péter tout partout et de faire gros de dégâts, surtout humains. Une vraie catastrophe! Mais, ce gars-là, ce qui le vitirifie (c'est une image), c'est d'entendre des gens qui s'échinent à défendre le nucléaire, là, en ce moment, maintenant, ici, en France… No Killed Mister! Y'en a même un qui nous dit, pour sauver le climat, que l'énergie nucléaire est incontournable : il a pas tort, incontournable signifiant que l'on ne peut pas éviter. En pleine poire, qu'on va la prendre l'énergie. Bzzzzt! Grillés, carbonisés!
Lui, ce gars-là, de toute façon, il s'en fout, une pensée charitable et puis s'en va. Il croit qu'il va d'ailleurs prendre l'avion et aller passer les trois prochains siècles dans sa villa africaine.
Ce gars-là aime l'Afrique, ce gars-là adore l'Afrique…  avec ses grand fauves en voie de disparition, ses populations sur les routes de l'exode, ses mines de diamants qui coulent en rivières sur d'autres continents, ses pauvres toujours gais et pas chers… Et puis là-bas, y'a pas de centrale nucléaire. Enfin, une, si, en Afrique du Sud. Mais, comme ce gars-là, c'est l'Afrique noire qui le botte.
L'Afrique, le continent tellement pauvre qu'il ne peut satisfaire que les riches. C'est drôle (façon de parler), non?